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Dans l’immensité salée du Salar d’Uyuni

Uyuni, janvier 2018.
 
Nous quittons Uyuni au petit matin en convoi, les backpacks et jerricans d’essence calés sur le toit de nos montures. Les deux Landrovers de notre agence, La Perla de Bolivia, démarrent en trombe vers le désert. Au cimetière de trains nous rejoignons de nombreux autres 4×4 qui stoppent et débarquent des dizaines de jeunes gringos. Notre temps est de 20 minutes pour dégainer l’appareil photo et mitrailler comme des fous. Il faut dire que l’endroit, de vieux wagons rouillés et abandonnés dans un décor de montagnes désertiques, est inspirant.
 
 
 
 
Nous reprenons notre route vers le désert de sel, une immensité de blancheur dans lequel le regard se perd jusqu’à l’horizon, ne pouvant plus distinguer le ciel de la terre, le bleu du blanc, le vrai du faux. On se sent dans le Salar comme dans un rêve dont Salvador Dali aurait dessiné les moindres contours. A perte de vue les mirages nous troublent, les perspectives se déforment, des montagnes lointaines se soulèvent du sol comme des gouttes en suspension, défiant la gravité et le réel. Il existe des endroits étonnants sur terre, des endroits dont la beauté nous dépasse, nous rend nostalgiques, heureux, tristes, émerveillés, et tout ça à la fois. Le salar est de ceux là…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J’observe les plaques de sel octogonales qui défilent sous les roues de notre 4×4 et me font penser à des écailles sur le dos d’un reptile. Nous suivons une piste invisible, filant sans but réel, vers une destination inconnue gardée secrète par notre chauffeur. Notre but est de traverser l’océan salé, de filer droit vers le sud jusqu’à l’horizon, et espérer toucher la terre ferme. Nous avons de la chance, il a plu hier sur le Salar et nous roulons dans plusieurs centimètres d’eau, le soleil sorti transforme le sol en un miroir absolu et nous flottons entre ciel et terre.
 
 
 
 
 
Au crépuscule, nous touchons terre et rejoignons quelques cabanes confortables faites en briques de sel où nous passons la nuit. Au petit jour c’est un nouveau décor, le Sud Lipez nous accueille, nous croisons des paysages sublimes où les cactus sont les rois, des volcans enneigés de plus de 6000m, des déserts de sable et de pierre, des lagunes colorées et leurs flamands roses, des geisers fantasques.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le troisième matin nous nous réveillons après une soirée sous les étoiles à se baigner dans des thermes à 40 degrès, nous nous dirigeons vers la frontière chilienne. Nous faisons nos adieux aux membres de notre équipage et descendons les 2000 mètres qui nous sépare des portes d’un autre désert, de sable celui-là, le mythique Atacama.
 
 
 
 
 
Dépenses,  Trucs et Astuces
 
– Parmi les dizaines d’agences à Uyuni, nous avons opté pour la Perla de Bolivia, la moins chère sur les 4 qui proposent de dormir la deuxième nuit aux thermes. 950 pesos par personne tout compris (140 dollars). Excellente prestation, nous recommendons.
– La formule de 3j-2 nuits comprend un retour a Uyuni, mais sur demande, le 4X4 nous a laissé à la frontière chilienne, de là nous avons repris un bus (a réserver avec l’agence) pour San Pedro de Atacama. Attention, les prix au Chili sont bien plus élevés qu’en Bolivie.
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Comments

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    • Hue
    • 14 March 2018

    Génial ce reportage . Images merveilleuses. On pense bien à vous dans notre hivers parisien. Bises

    • Ruth
    • 15 March 2018

    Très belles photos! ça donne encore plus envie d’y aller!

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