Exploration solidaire en pays Maya avec Village-Monde Vaolo

Nous avons décroché le meilleur job du monde, celui à faire pâlir d’envie tous les voyageurs au long court. Qui n’a pas révé de travailler pour le Guide du Routard ou le Lonely Planet, à la découverte de nouveaux coins sympas, tester des restaurants, dormir dans des endroits surprenants? Voyager et être payé pour le faire? C’est à peu près ça notre job, à Mélissa et à moi. Enfin, j’avoue, c’est son job, moi je me suis juste tapé l’incruste. Enfin, on va dire que je l’accompagne en pays Maya à titre de photographe et d’écrivain voyageur. 

Pendant 6 semaines, nous sommes envoyés dans le sud du Mexique par l’association Village Monde qui nous a accordé une bourse. Cette ONG canadienne fait le lien entre des hébergements chez l’habitant et des éco-hostels de pays en développement avec des voyageurs solidaires qui désirent voyager de manière responsable, éthique. Notre mission vise à se rendre dans une vingtaine d’hébergements selectionnés au préalable par Village Monde et à les évaluer : nous notons la qualité des hébergements, les efforts environnementaux, les potentielles retombées economiques pour les populations locales, les sites d’intérêts alentours…

Mélissa a déjà commencé l’exploration depuis quelques jours. Je la rejoins à Tulum, sur la riviera maya. En une trentaine d’année, des centaines d’hôtels chics, profitant de l’effet “spring break”, se sont installés sur le bord de la plage, qui est ceci-dit incroyablement belle : le lagon est bleu turquoise, le sable est fin et blanc, le tout bordé de cocotiers. Nous commençons la journée par aller prendre le pouls de la barrière de corail en snork. Sous une chaleur à faire cuire une tortilla, nous plongeons sous la surface. Une petite tortue, un barracuda, et quelques poissons multicolores viennent nous saluer, plus ou moins timidement. Au loin, en un regard sur la plage, nous admirons le temple de l’homme descendant, qui, dans les ruines mayas de Tulum, surplombe ce décor de carte postale et nous transporte au crépuscule de cette grande civilisation.

 

Nous nous rendons par la suite a l’intérieur des terres, à Ek Balam, une petite localité située a 25 Kms au nord de Valladolid. Dans ce petit village de 500 âmes, nous avons rendez-vous avec Lee, la propriétaire canadienne de l’éco-lodge Genesis. Celle-ci nous présente ce lieu qu’elle a crée et qui nous charme aussitôt. Les murs ont été faits avec des bouteilles plastiques récupérées dans les rues du village et des matériaux locaux. Dans son jardin tropical, jouent des chiens de rue, à qui elle a donné un refuge et un avenir plus paisible. Elle a même acheté quelques hectares de terrain pas loin qui lui fournissent des fruits et des légumes bio. Le soir venu, sur son conseil, nous nous rendons chez Guadaloupe. Nous découvrons une femme extraordinaire qui a le coeur sur la main, son visage joyeux et son rire communicatif cachent les traits d’une vie passée aux fourneaux et à l’éducation des ses nombreux enfants. Elle nous accueille dans sa cuisine, dont la chaleur du brasero et l’odeur du feu de bois remplissent la piece. Quelques marmots jouent dans le hamac et rient en langue maya. Notre hôte nous prepare un atelier de chocolat, qui a toujours été consommé par ses ancêtres les anciens mayas. Les fèves de cacao sont toastées sur la plaque brûlante, séparées de leur écorce, puis sont ensuite moulues sur une pierre sans âge nommée Metate. La pâte ainsi obtenue infuse dans de l’eau chaude, et nous dégustons l’un des meilleurs chocolat chaud de notre vie. Dans une ambiance chaleureuse, elle nous raconte sa vie, sa vision du monde, évoque les traditions mayas. A la faveur de la nuit, nous rentrons au Genesis et passons la nuit à rêver aux effluves de chocolat fumant. Nous avons tellement aimé cette expérience que nous prenons rendez-vous le lendemain midi pour un atelier tortilla.

Les ruines maya de Ek Balam comptent parmi les plus importantes de la région et connaissent une fréquentation importante de touristes. Cependant, ils sont peu nombreux à sortir des sentiers battus et à venir dormir au village, dont les habitants possèdent pourtant un vrai savoir-faire en matière de tissage de hamacs en soie, qui sont exposés sur les terasses des maisons, à la vue des passants. Nous terminons notre séjour par une baignade au cénote X’Canché, nous sommes surpris par la taille de ce gouffre cylindrique presque parfait. Les cénotes sont une particularité géologique de la presqu’île du Yucatan. Il y a des millions d’années, ces trous d’origine calcaire se sont formés lors du soulèvement de la presqu’île qui a suivi la chute d’une immense météorite. Dans la culture Maya, ces puits naturels étaient considérés comme des portes vers l’inframonde et, lors de rituels, des humains étaient sacrifiés en guise d’offrande aux dieux. Avec cette idée en tête, c’est tout à fait bizarre de s’y baigner.

 

ruines maya de Ek Balam

hamacs

 

Retrouver tous les hébergements que nous avons visité sur la plate-forme de destinations de voyages solidaire VAOLO.

 

Budget et astuces pour visite à Ek Balam :

  • Taxi collectif de Valladolid : 50/pers
  • Chambre double Eco-lodge Genesis 35 doll/nuit
  • Prix libre pour les expériences gastro chez Guadaloupe (avons donné 50/pers)
  • Prix d’entrée pour les ruines mayas : 200 pesos/pers
  • Se baigner dans le cenote d’X’Canché, (à côté des ruines) l’un des plus beaux de la région : 50/pers
Tags: , , , , , , , , , , ,
Previous Post Next Post

Comments

Add Your Comment
    • Stéphanie
    • 9 November 2017
    Reply

    Hâte de connaître vos prochaines aventures!
    Magnifiques les photos:-)
    Des bises les amis

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *